Observer
Ce qui fonctionne encore sous un ciel clair
Un ciel de ville n’atténue ni la Lune ni les planètes le moins du monde — elles sont assez brillantes pour l’ignorer. Ce qu’il prend, c’est tout ce qui est faible et étendu, et aucun filtre ne rend tout cela. Ce guide traite de la façon de travailler avec ce qui reste.
Par Jean-Benoit Buisson
Ce que la ville prend
Les objets étendus faibles — les galaxies, la plupart des nébuleuses, les amas les moins brillants. Ils sont ternes sur un fond clair, et c’est le contraste, non la luminosité, qui a été perdu.
Ce qu’elle laisse
La Lune, les planètes, les étoiles doubles, les amas les plus brillants, et le Soleil avec l’équipement approprié et les notices du fabricant. Tous ceux-là sont indépendants du contraste d’une façon qu’une galaxie n’est pas.
Ce qu’un filtre fait réellement
Un filtre à bande étroite laisse passer les longueurs d’onde auxquelles émettent les nébuleuses en émission et bloque le reste. Sur ces objets précis, il fonctionne bien. Sur une galaxie — qui émet sur tout le spectre, comme la lueur du ciel — il retire autant d’objet que de fond.
L’ouverture et la ville
La résolution suit l’ouverture quel que soit le ciel, de sorte que le détail planétaire s’améliore en ville exactement comme il le ferait ailleurs. C’est pourquoi un catadioptrique replié sur une petite monture est un bon instrument de ville : longue focale, faible encombrement, et les cibles qui survivent sont celles où il excelle.